🦕 Comment Réagir Face À Une Injustice Bible
Toutd’abord, prévenez immédiatement les surveillants de baignade ou les secours (18 ou 112). Veillez à bien garder les yeux sur la victime
Linjustice nous choque. Mais bien y réagir n'est jamais chose aisée Photo: DR L’injustice. Elle survient au travail lorsque la décision d’un
Apprenezà faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé; Faites droit à l'orphelin, Défendez la veuve.
luttentcontre les injustices. • Ensuite, sur base de ce que tu as appris, réfléchis à ce que tu pourrais faire pour pratiquer cette justice (dans ta famille, à l'école, en faisant des projets,.). Explique en quoi ces actions seraient justes. Personnes ou associations luttant contre l'injustice Injustice(s) combattue(s)
LaNouvelle Bible Commentée a vocation à fournir au public francophone un outil fiable et solide pour approfondir les Écritures sous la forme d’une Bible annotée. S’il est un livre qui mérite d’être compris et vécu, c’est bien le Livre des livres : la Bible. Livre d’amos Le prophète Amos dénonce un monde qui se caractérise par l’inégalité, l’oppression, la violence, l
Bref on s’attend quand même à ce que la vie soit juste. Mais, dans les faits, ça ne se passe pas toujours ainsi et c’est souvent source de frustration, d’impuissance et même de souffrance. Et, comme vous vous en doutez, dans ce 7ème épisode de la série « Agir », on va parler du sentiment d’injustice et de ce que ça déclenche
Commentréagir face à une agression verbale peut sembler décourageant, voir inaccessible. Mais des solutions existent et plus vous pratiquerez, plus cela deviendra facile. Jusqu’à ce que cela soit enraciné dans vos comportements. Réagir face aux agressions verbales pourrait être une discipline en soi. Malheureusement, elle n’est jamais enseignée à qui que se
Commentréagir face à l'injustice ?. Selem, Il y a quelques mois je me suis disputée avec une personne que je pensais être mon amie. Elle m'a lâché du jour au lendemain alors que j'avais simplement essayé de l'éloigner d'un
Linjustice nous fait parfois dire des bêtises. Heureusement, il y a un moyen subtil de ne plus péter une coche. BLOGUE. L'injustice nous fait parfois dire des bêtises. Heureusement, il y a un moyen subtil de ne plus péter une coche. Profil Visiteur Abonnez-vous | Zone abonné. Nous suivre. Facebook. Linkedin. Twitter. Zone abonné Profil . Bourse . Les
Doisje tout subir sans rien dire : Ou comment réagir à l’injustice ? Jésus est souvent comparé à un agneau silencieux conduit au supplice sans résistance. Il a accepté pleinement l’injustice et la souffrance – sans les dénier, sans les minimiser, sans
Ontraite ensuite des figures majeures illustrant la tension entre Dieu et le mal, à travers Caïn et Abel, Job, l’injustice de Dieu et la méchanceté de l’homme ; ceci impose une conversion, dont le modèle biblique est celui des pèlerins d’Emmaüs, et de Paul renversé sur le chemin de Damas. Aimer la Bible, c’est aimer l’homme jusque dans sa méchanceté, et Dieu jusque dans
Commentréagir face à l’injustice ? Psaumes 37:1 David. Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal, 2 car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, et ils se flétrissent comme le gazon vert. 3 Confie-toi en
Commentréagir face à une personne dépressive ? Participer avec lui à des activités récréatives, comme un cinéma, une promenade, et favoriser un mode de vie sain, en le partageant avec lui, avec une alimentation équilibrée, de l'activité physique, de la méditation.
Biblesd'étude Bible des Peuples Ecole de Jérusalem FC - Bible expliquée MacArthur Osty Segond 21 Segond 21 Vie nouvelle Segond Colombe 1978 Segond Colombe 1978 Thompson Segond NBS Segond NBS Thompson Segond Révisé 1910 Segond Révisé 1979
Sil y a tant de violence dans la Bible, c’est peut-être le signe que, dans son souci de dire Dieu et son alliance avec les humains, elle ne passe pas à côté de ce qui marque profondément l’existence humaine, individuellement et collectivement,
se52ey. Il nous arrive à tous de faire, un jour ou l’autre, une crise de parano. D’être persuadé que tel collègue manœuvre, en douce, pour récupérer notre poste. Que tel ami, qui ne donne plus signe de vie, profite de ce silence pour dire du mal de nous aux autres, derrière notre dos. D’autre fois, ce sont nos proches que l’on regarde, impuissant, partir dans un délire qui peut aller très qui ont entendu une sœur, un fils, un mari, tenir des propos déconnectés de la réalité savent à quel point il est difficile de réagir de manière appropriée. Le réflexe est de contredire la personne et de chercher à la raisonner. Non, les voisins ne te regardent pas de travers et ils ne mettent pas la musique à fond exprès pour te pousser à déménager, arrête ta parano, remets les pieds sur terre », lui intime-t-on. Mais une des caractéristiques du délire est, précisément, de résister à la raison. Le risque est grand, alors, de rendre la personne plus soupçonneuse encore. De perdre définitivement sa confiance, et d’augmenter, ainsi, son sentiment de solitude et son si on prenait le problème autrement ? Si, dans une approche refusant la distinction habituelle entre idées normales et idées délirantes, on cherchait simplement à résoudre le problème tel qu’il est formulé par la personne ? En prenant pour comptant ce qui est la réalité pour ce proche, on peut avancer à ses côtés. Et trouver, avec lui, une solution qui apaise son inquiétude. Quitte à entrer » dans son délire. À admettre, même, qu’il puisse entendre des voix ou voir quelqu’un là où il n’y a personne, ce qu’on nomme des hallucinations. Cette approche, iconoclaste dans le domaine de la santé mentale, est celle proposée par le modèle de Palo approche inspirée de l’école de Palo AltoDans notre équipe, nous pratiquons depuis une dizaine d’années la thérapie brève et stratégique » en suivant rigoureusement les prémisses théoriques de l'école de Palo Alto. Ce courant a été fondé dans la ville de Californie pendant les années 1950 par l’anthropologue et psychologue américain Gregory Bateson. Désormais regroupés sous forme d’un réseau baptisé , nous nous sommes fait connaître au départ par notre approche originale du harcèlement scolaire, visant à donner à l’enfant harcelé les moyens de se défendre domaine d’intervention, toutefois, est bien plus large. Nous sommes appelés à agir à la demande de médecins, pédiatres ou psychiatres, dans des structures hospitalières ou en suivi d’hospitalisation, dans nos cabinets. Il s’agit par exemple d’aider des patients à mieux vivre avec une douleur ou une maladie chronique amenant des difficultés relationnelles. Je rapporte de telles situations dans mon livre paru le 8 septembre, Médecine sans souffrance ajoutée Enrick B Editions. Ce travail se poursuit notamment à l’hôpital Bicêtre APHP, dans le Val-de-Marne, et au centre hospitalier du Vinatier à Bron, près de dimension théorique importante, pour les thérapeutes formés à l’école de Palo Alto, est la vision non normative portée sur les situations que vivent les patients. Nous portons un regard non pathologisant, considérant qu’il n’y a pas une seule manière d’être au monde. Aussi nous regardons les symptômes qualifiés d’idées délirantes, d’hallucinations ou plus généralement de manifestations psychiatriques, comme liés à un contexte donné et donc potentiellement certains patients, nous trouvons une solution en quelques séances de thérapie. Il ne s’agit aucunement de nier la nécessité, avec d’autres, d’une hospitalisation en psychiatrie ou du recours à des médicaments. Dans un tel contexte, le mode d’intervention original proposé par le modèle de Palo Alto peut d’ailleurs amener la personne à prendre volontairement un traitement, ou lui éviter une rechute à la sortie de l’ les caméras !Comme Madhi son prénom et certains éléments de son histoire ont été changés pour préserver son anonymat, 43 ans, hospitalisé dans un service de psychiatrie dans une grande ville de province. La thérapeute travaillant avec le modèle de Palo Alto le reçoit en consultation. Madhi est très agité depuis son opération de la vésicule biliaire, il sait qu’on lui a inséré des caméras et des micros dans le corps. C’est insoutenable et il réclame qu’on l’opère, en présence de sa famille qui vit en Asie, afin de lui retirer ce psychiatre et l’ensemble du personnel ont tenté d’expliquer à Madhi que ce n’est pas le cas, qu’il délire. Il a donc menacé de s’enlever lui-même tout cela à l’aide de couteaux et de fourchettes. Ce qui a eu pour effet immédiat de conforter le diagnostic de symptomatologie délirante de persécution avec fort risque suicidaire ».On lui répète aussi beaucoup de ne plus y penser, il reçoit des traitements divers, vit des périodes où on le met à l’isolement lorsqu’il est trop agité. Au trou, quoi ! », comme il a terriblement peur car il dit être surveillé par François Hollande, le président de l’époque, les services secrets au passage, ses papiers ne sont pas très en règle… et bien entendu, le psychiatre. Il essaie chaque jour de convaincre les soignants de l’existence de ces caméras et de la nécessité de les lui retirer chirurgicalement, sans thérapeute propose à Madhi une solution alternative. Elle lui dit Mais c’est insoutenable, ce que vous vivez. On va les coincer et tenter de détruire les caméras de l’intérieur. Ce matériel a sûrement des failles de tels objets doivent pouvoir être neutralisés par votre corps à l’aide de remèdes. Vous connaissez peut-être des remèdes naturels à base d’huiles essentielles, ou de plantes ? De mon côté, je vais me renseigner afin de trouver une potion à ingérer et peut-être un onguent pour les éléments qui sont en surface de la peau, comme le micro de la nuque. »Une manœuvre stratégique intitulée la conspiration du silence »Elle lui demande aussi de ne plus en parler. Cette conspiration du silence », comme s’intitule cette manœuvre en thérapie brève, a deux objectifs d’une part, que le personnel soignant modifie sa perception du patient il semble plus apaisé, plus raisonnable » et d’autre part, pour ce dernier, de réduire son angoisse s’il arrête d’en parler, on arrêtera de lui expliquer qu’il a tort d’avoir peur, ce qui est générateur pour lui d’angoisses semaine après, Madhi et la thérapeute mettent en place un protocole » très strict prendre une gorgée d’un mélange eau, citron, cannelle, huiles essentielles… avant le petit déjeuner et même chose avant le repas du soir, puis sauter trois fois sur place afin que cela diffuse le produit dans tout le corps, vers les caméras de la gorge, du nombril et celles des celle de la nuque, qui disposait en plus d’un micro, ils décident d’un traitement local à base d’un onguent spécifique même genre d’ingrédients, avec une crème en application jusqu’à pénétration complète, pendant environ une minute. Enfin, la thérapeute demande à Madhi de rester à l’écoute d’éventuelles brûlures ou sensations désagréables, qui seraient la preuve d’une détérioration des semaine plus tard, Madhi déclare enfin dormir, il n’a plus de cauchemars, se sent enfin seul sous la douche et dans son lit. Il s’est massé plus d’une minute au niveau de la nuque, ce qui a détruit le dispositif caméra-micro sous-cutané et il pense que les caméras sont pratiquement détruites, sauf une, peut-être, sur l’un des côtés du la thérapeute et lui fabriquent ensemble une potion, moins concentrée cette fois, pour finir d’éliminer ce qui jours plus tard, Madhi confirme à la thérapeute que tout a été éliminé Mon corps a détruit toutes les caméras, je l’ai senti j’ai eu des maux de ventre pendant deux jours. » Quel intérêt de continuer à le surveiller ? »La thérapeute a vu Madhi en consultation seulement quatre fois. Il est finalement sorti de l’hôpital et rentré chez lui. La thérapeute et l’assistante sociale sont allées lui rendre visite à domicile. Il avait déjà mentionné le fait qu’il restait une caméra chez lui, ce qui l’ennuyait un peu. La thérapeute lui a alors dit qu’il serait peut-être moins suspect de la laisser. Les services secrets seraient bien obligés de constater le changement et ils enlèveraient la caméra d’eux-mêmes – quel intérêt de continuer à le surveiller ?Madhi a convenu que c’était malin de les avoir à leur propre jeu. Il était calme et souriant, satisfait de cette idée. Il allait mieux, avait un nouveau travail et n’avait plus peur. La thérapeute et le personnel médical n’ont plus de nouvelles de lui depuis plusieurs mois, ce qui signifie a minima qu’il n’a pas eu de crises cette approche pour le moins peu conventionnelle, la thérapeute a procédé à ce que nous appelons un 180 degrés ». Elle a repéré ce qui, dans les efforts du patient pour résoudre son problème, contribue à le renforcer. Et lui a proposé de faire… exactement l’inverse à 180 degrés. Comme l’écrivait Paul Watzlawick, l’un des penseurs et thérapeutes de l’école de Palo Alto, le problème, c’est la solution ». Autrement dit, c’est précisément ce que l’on essaie de faire qui maintient et aggrave le le schéma interactionnel représentant la situation de Madhi, on observe que la souffrance de Madhi est enclenchée par la pensée d’avoir des caméras dans le corps et la peur associée. Puis la réponse pragmatique du personnel soignant – les caméras n’existent pas, vous délirez » – aggrave la peur, car on lui dit qu’il n’a pas de raison d’avoir peur. Le psychiatre lui explique qu’il délire et que les médicaments vont l’aider. Ce qui augmente la peur et la méfiance de ce dernier… Et en avant pour un nouveau tour de roue dans le cercle vicieux du problème !Afin de faire faire un virage à 180° à Madhi, qui réclame d’être opéré, la thérapeute lui dit en substance D’accord, vous avez des caméras à l’intérieur du corps et je vais vous aider à les retirer, parce que cela doit être horrible. »Opérer un virage à 180 degrésL’action de chercher une potion à avaler n’est qu’un stratagème parmi d’autres possibles. On aurait pu aussi proposer à Madhi, par exemple, de brouiller les signaux des caméras en appliquant un téléphone portable trois minutes sur chaque zone du corps. Dans la thérapie brève et stratégique, le thérapeute doit trouver en fin de séance le moyen que son patient opère un virage à 180 degrés, quelle que soit la forme de l’expérience proposée – que nous appelons une tâche ».En effet, les thérapeutes utilisant le modèle de Palo Alto constatent que c’est grâce à une expérience émotionnelle correctrice » que le changement se produit chez le patient. Lorsqu’on a éprouvé quelque chose, tout change, pour toujours. Ainsi, Madhi a su se débarrasser » de ses caméras. Quoi qu’il pense plus tard de cet épisode, il a éprouvé le fait qu’il peut s’en sortir et combattre ce qui lui faisait peur. C’est à un proche en pleine crise de parano, l’entourage peut de la même façon – si ce n’est trouver une solution au problème tel que lui le pose – tenter au moins de suivre son point de vue. Une telle réaction amène généralement un soulagement et évite, dans tous les cas, d’aggraver la situation. Il s’agit de réussir à se défaire, un temps, de notre propre vision du monde et de la situation. Car au fond, en quoi est-ce un problème d’adopter, temporairement, celle d’un proche, même délirant ?On parvient rarement à raisonner quelqu’un qui a peur, qui est en colère ou qui est triste. Si l’on tente de le faire, cela ne fait souvent qu’empirer son état. Avez-vous déjà essayé de remonter le moral d’une amie en lui disant que sa vie est plutôt agréable, que ses enfants vont bien, que son boulot est sympa et sa maison, si jolie ? Et qu’avez obtenu ? Quelqu’un qui pleure de plus belle et ajoute tu as raison, je suis nulle, je n’ai aucune raison d’aller mal ».De la même manière, le plus apaisant pour une personne délirante est d’être comprise. Que quelqu’un, enfin, entende et croit à ce qu’elle dit ! Il est possible, sur cette base, de construire ensuite une histoire avec laquelle toute la famille peut histoire acceptable n’est pas plus fausse » qu’une autreUne dernière étape qui scelle la thérapie et limite les rechutes, je crois, est en effet d’expliquer » ce qui s’est passé au patient et à son entourage. Le travail du thérapeute consiste alors à fabriquer » une logique à la survenue du problème. D’un point de vue constructiviste approche de la connaissance qui repose sur l’idée que notre image de la réalité n’est pas la réalité et puisque l’esprit fabrique toutes nos perceptions, la réalité ou la vérité n’ont strictement aucune importance. Une histoire acceptable par tous n’est pas plus fausse » qu’une le cas de Madhi, on pourrait très bien voir cette pensée d’intrusion de caméras dans son corps comme une métaphore de l’opération chirurgicale qu’il a subie, sur fond de peur panique qu’on lui reproche de ne pas être en règle avec la loi française. Présenter de cette manière à ses proches cet épisode d’hospitalisation en psychiatrie serait moins effrayant, et tout autant vrai » que dire qu’il a traversé un délire de persécution avec fort risque suicidaire ». Ce serait une manière beaucoup plus écologique » pour lui et les siens de voir les choses, car totalement psycho-dégradable ».Ainsi, le modèle de Palo Alto offre des perspectives encore trop peu exploitées face aux problèmes de santé mentale, qu’ils soient courants ou plus sévères. Il peut aider les proches ainsi que les équipes soignantes, y compris dans des cas cliniques compliqués. Le psychiatre Richard Fisch et la psychologue Karin Schlanger, membres de l’institut MRI à Palo Alto, héritier de l’école d’origine, l’ont montré dans leur ouvrage publié en 2005, Traiter les cas difficiles Editions Seuil.Cette approche, au lieu de renvoyer à Madhi ou à d’autres, qu’ils sont dans le déni » de leur problème ou même fous », permet d’établir la relation sur un autre mode. Et de cet endroit, résoudre le problème, en respectant une réalité » qui, au fond, est propre à version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.
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Chaque jour nous sommes confrontés à des situations plus ou moins inconfortables et qui peuvent nous mettre mal à l’aise dans nos relations avec les autres. Ces situations peuvent être très différentes les unes des autres. Certaines se déroulent dans le cadre privé, d’autres dans le cadre professionnel. Malgré cette variété de situations, il n’existe que 4 façons différentes de réagir. Prenons l’exemple suivant Hervé et Hélène sont deux collègues. Ils doivent absolument finir un dossier pour le lendemain. A 17h, Hervé décide de partir et laisse Hélène finir seule. Pourtant Hélène aurait aimé qu’Hervé reste pour finir ensemble ce dossier. Car ils sont censés former une équipe. Hélène adoptera alors un des 4 comportements suivants L’inhibition C’est quand vous n’agissez pas. Quand vous ne dites rien. Vous n’êtes pas d’accord. Mais vous vous taisez, et gardez vos émotions pour vous-même. Vous vous mettez dans une position de soumission. Vous pensez que l’autre peut ou doit passer avant vous. Qu’il est plus important que vous. La réponse d’Hélène serait alors Ok, je vais finir seul alors. Faudrait-il qu’Hélène s’énerve et lui fasse connaître vigoureusement son point de vue ? L’agressivité En vous montrant agressif, vous vous placez dans une position de domination par rapport à votre interlocuteur. Si Hélène se laissait aller à l’agressivité, sa réponse envers Hervé pourrait être Tu es égoïste et paresseux ! Tu mes laisses finir toute seule, comme une cruche. Je veux que tu restes. L’agressivité peut se manifester en criant, ou en se mettant en colère. Mais pas seulement. Elle peut aussi être présente sous de multiples formes si on se moque, si on ironise, ou encore par tout autre comportement qui risque de blesser l’autre. Dans certains cas on ne parlera plus d’agressivité mais de manipulation. La manipulation Il s’agit d’exercer une emprise sur l’autre afin de contrôler ses actions ou ses sentiments. Par exemple Hélène pourrait répondre à Hervé, qui est célibataire et sans enfants J’avais oublié que tu devais aller chercher tes enfants à la crèche… Par cette façon détournée d’exprimer ses pensées, Hélène tente de faire passer un message à Hervé. Elle essaye par cette phrase d’éveiller en lui une certaine culpabilité. Et elle espère qu’il changera d’avis. Quand nous adoptons l’attitude passive inhibée, nous obtenons moins de choses concrètes. Quand nous adoptons l’attitude agressive ou la manipulation, nous obtenons peut-être un peu plus à court terme. Mais à long terme, le résultat n’est pas très positif lui non plus. J’en reparlerai dans les prochains articles. Si vous restez dans ces 3 attitudes, vos relations se dégraderont. Vous éprouverez rapidement un sentiment d’insatisfaction et d’injustice quotidien. Vous devez donc trouver une attitude dans laquelle vous respectez à la fois l’autre et vous-même. Cette attitude, c’est l’affirmation de soi. L’affirmation de soi L’affirmation de soi se construit autour d’une égalité. Une égalité entre l’autre et vous-même. Vous avez conscience que l’autre n’est pas plus important que vous. Mais vous respectez ses droits. Si Hélène veut s’affirmer, elle pourra répondre à Hervé Excuse moi Hervé, ça m’embête de te dire çà, mais j’aimerais que tu restes pour que nous finissions ensemble ce travail. C’est évidemment la solution la plus profitable aux deux sur le long terme. C’est cette attitude que vous devez avoir pour réussir dans vos relations, et donc dans votre vie. Peut-être que vous ne vous sentez pas capables de vous affirmer ? Peut-être que vous ne savez pas comment faire ? Ne vous inquiétez pas, l’affirmation de soi s’apprend. Elle s’apprend très bien. Et l’objectif de ce blog, c’est justement de vous aider dans cette démarche. Alors bon courage !
A télécharger ici >>> Rencontre Régionale CMDF Dourdan- 10 Mars 2018 Comment faire peuple dans une société d’individus ? Intervention de Marie-Agnès Fontanier et Jean-Christophe Houot Introduction Nous avons choisi ce thème car notre société nous interroge. Comment faire peuple dans notre société d’individus. Sommes-nous dans une société soi-disant émancipée encore faut-il définir le contenu de cette émancipation jouissance, puissance, intérêts ? Ou bien sommes-nous dans une société désespérément fragmentée, impossible à réconcilier au point de vouloir faire marche arrière… et retrouver nos vieux principes de la famille et de la patrie… ? Comment faire peuple dans une société d’individus ? Pas facile comme question… Mais en tant que chrétiens, il est difficile de fuir la question surtout quand la société parle de peuple… Évidemment, nous prendrons le mot peuple » au sens noble et courant du terme. Quand on dit peuple », il s’agit d’un ensemble d’individus… un ensemble constituant une unité fondamentale capable de dépasser les intérêts particuliers. L’homme est-il capable de faire peuple ? Lui qui est un homme de raison ? Entendons-nous bien, sa raison peut être de l’ordre du calcul, des connaissances, du savoir, de la connaissance des causes produisant tels effets. Mais sa raison peut être aussi de l’ordre du raisonnable, de la liberté… Une vie peut être raisonnable quand elle est sensée, quand elle a un but, une raison d’agir ainsi et pas autrement. Pour résumer l’homme a une raison qui procure du savoir qu’il a appris ou calculé selon ses neurones. Et il a une raison qui lui procure un sens et qu’il a lui-même choisi, décidé selon sa propre volonté. Exemple, le nucléaire… tout ce qui est bien calculé ou su n’est pas forcément bon à faire. Sans entrer dans le débat… nous connaissons tous la formule pour faire du nucléaire ne me la demandez pas!, mais malgré cette connaissance, est-il bon pour l’homme d’avoir des armes nucléaires ? Sujet à débattre et impossible à décider par un calcul… Par conséquent, toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à dire ou à faire. La vérité peut être blessante… Et réciproquement, tout ce qui serait bon à faire n’est pas forcément réalisable… D’où la problématique comment concilier le juste et l’efficace ? Tout ce qui est juste n’est pas forcément efficace. Tout ce qui est efficace n’est pas forcément juste. Question sans réponse préétablie, mais toujours à établir, à élaborer… ensemble… Et cela est d’autant plus difficile que nous sommes confrontés en permanence à différents types de violences qui nous empêchent de vivre ensemble bien. Ces violences peuvent s’exprimer par des décisions arbitraires, sans écoute de l’autre, croyant avoir la vérité. On fait de notre propre vérité la vérité de tous. On impose sa vérité. Les violences peuvent être aussi très rationnelles, très calculées. Par le calcul on croit posséder l’irréfutabilité… au risque d’oublier ce qui fait l’humanité de l’homme. Or, comme on l’a vu, la liberté ne se calcule pas. L’histoire d’un homme ne se résume pas à sa biologie, à sa logique de vie. L’homme est aussi une biographie, un récit de vie, faisant de cette suite d’événements vécus une vie sensée. Ainsi, prenant conscience de ces violences, nous saisissons que l’homme est un être de raison, mais qu’il n’en est que capable… ! Son humanité reste à faire ! En tant que chrétien, quelle sera notre manière d’être en société pour aider à faire peuple, faire humanité les uns avec les autres ? Plan Nous avons choisi d’aborder quatre tensions que nous pouvons vivre là où nous vivons et au sein desquelles nous sommes envoyés pour faire peuple. Il s’agit de 1 le droit à » versus le bien commun » ; 2 les réseaux sociaux » versus l’émancipation de l’individu » ; 3 Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe plus de 300 sortes de fromages ? », 4 Les périphéries » versus les centres de décisions ». À travers ces 4 axes de réflexion, ces 4 tensions qu’on vous propose et qu’on espère créatrices, on vous invite à réfléchir ensemble à la question comment faire concrètement » du commun et où personne ne serait en option… ? 1er Axe le droit à » versus le bien commun » Il est vrai que le progrès politique, c’est le respect de la liberté. Mais la régression politique, c’est l’absence de réflexion sur le contenu de cette liberté. Est-ce que la liberté est tout est permis », c’est ma cause à moi d’abord et le reste je m’en moque » ? La difficulté… J’ai le droit »… cette phrase peut être dangereuse quand elle récuse la légitimité du bien commun et place l’intérêt particulier au-dessus de l’intérêt général. Sans noircir la situation, l’individualisme de nos sociétés a créé une confrontation entre les droits de » qui sont des libertés fondamentales, et les droits à ». Les premiers sont inaliénables et doivent être garantis par l’État. Les seconds sont des projets sociaux à réaliser, des buts concrets dans la vie. Le problème surgit quand la société multiplie ses revendications. Il ne s’agit pas d’être contre l’émancipation de l’individu. Mais pour vivre ensemble, il est essentiel d’accepter une limite à ses droits. Il serait dommage de transformer les droits à » en des biens de consommation s’insérant sur le marché, selon la loi du marché, la loi du plus offrant, la loi du plaisir, de l’agréable, toujours très bien calculée… au bénéfice de certains et au détriment d’autres… Les droits de l’homme… qu’est-ce que c’est ? C’est déclarer que les individus naissent libres et égaux en droit… en droit » seulement… Or, de fait », les hommes naissent inégaux et dépendants contrairement à ce qu’énonce la déclaration. Autrement dit, les droits de l’homme fournissent une inspiration, mais elle est totalement insuffisante par elle-même. Il faut la compléter par le réalisme politique, c’est-à-dire la connaissance approfondie du terrain sur lequel on se mouille. C’est pourquoi, vient ensuite avec la révolution industrielle et l’émergence du mouvement ouvrier, la revendication des droits sociaux » comme le droit au » travail, le droit à l’éducation et bien d’autres qui seront au centre de la scène politique et syndicale des années 1880 aux années 70. Le but est bien de compléter les droits de » l’homme. Ces droits sociaux, ces droits à » ont pour but d’aller vers l’égalité réelle, et non formelle, des conditions de vie santé, travail, éducation. Peut-on rester zen quand la réparation de la chasse d’eau se fait attendre 9 mois chez une dame de 81 ans, handicapée et soulevant difficilement ses seaux d’eau ? Peut-on rester zen quand des enfants Roms ne peuvent être scolarisés alors que l’instruction est obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans ? Peut-on rester zen quand des gens renoncent aux soins parce qu’ils ne trouvent pas de médecin acceptant la CMU ? Il ne s’agit plus de se limiter à l’égalité juridique. Nous sommes tous égaux juridiquement. Aujourd’hui, il s’agit de se battre contre les inégalités sociales et économiques réelles ». Mais aujourd’hui, nous sommes arrivés à une troisième étape de la définition de ces droits. Ces droits deviennent des droits personnels, des droits individuels. Ex le droit à l’enfant… Le droit à une santé de luxe… Le droit à la meilleure éducation pour mes enfants, le droit à grandir avec ceux qui lui ressemblent pour lui garantir une plus grande autonomie à venir quitte à écarter du système d’autres enfants différents… Autre exemple, le communautarisme… le droit à fixer ses propres lois, contraires à la déclaration des droits de l’homme, sous prétexte du droit à la différence… Ce droit à la différence peut nous conduire à une différence de droits… Par conséquent, les droits à » peuvent s’opposer les uns aux autres et créer de la violence entre groupes sociaux… Et chacun croit de plus en plus avoir le droit à tout, tout de suite. Que faire ? Comment alors trouver des crans d’arrêt à la décomposition du tissu social ? Comment freiner cette atomisation et favoriser l’avancée ensemble, favoriser l’élaboration du collectif… et cela tout en favorisant l’émancipation de chacun… ? Est-ce que ces accomplissements personnels ne s’éloignent pas des projets collectifs, d’un avenir pensé ensemble, qui intégrerait tout le monde, essayant de concilier le juste et l’efficace ? Comment faire pour que la protection de plus en plus méticuleuse des droits individuels ne se fasse pas au détriment du bien commun ? Écoute de la Parole Luc 15, 15-16 le fils alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait » Un homme avait deux fils. L’un d’eux veut prendre sa part. Le père lui donne les moyens » de vivre. Puis il part. Or, lui qui voulait vivre sa vraie autonomie, sa vraie liberté, s’est retrouvé à vivre au niveau des cochons… Il a même voulu manger ce qu’ils mangeaient… des gousses… Dans la version grecque keration, des petites cornes. La corne dans la bible, c’est la puissance. Il a voulu manger des petites puissances, celles qui nous font croire qu’on est tout puissant, qu’on est le meilleur, qu’on n’a besoin de personne. Alors on va fouiner comme des cochons, on va tout faire pour en trouver, tout faire pour se nourrir de ces gousses de puissance, quitte à se rouler dans la boue, quitte à se dévisager et dévisager notre humanité… Et le fils aîné… Il ne sait rien de la grâce d’être au bercail, de la liberté réelle qui est la sienne en tant que fils le père lui dit tout ce qui est à moi est à toi ». Mais il est aveugle devant les possibles qui lui sont déjà offerts… il est aveugle devant cette vie qui lui est offerte gratuitement. Le fils aîné ne veut pas recevoir cette vie. Il veut la mériter, la gagner, la posséder, se l’accaparer. Il est accaparé par sa volonté d’accaparer… il est comme un animal de ferme, comme un animal en ferme, enfermé. Finalement comme son frère, non à l’état de citoyen, mais comme un cochon… D’ailleurs, je dis son frère », alors qu’il n’a même pas reconnu son frère… commun ». Il dit à son père ton fils que voilà » Luc 15,30 … ton fils… » et non mon frère… ». Il n’a pas été lui-même frère… il n’a pas été au plus profond de lui-même. Jésus aussi disait éloigne de moi cette coupe » … qui était pourtant pour la multitude » … Partager la coupe, partager nos droits, nos possibles sera toujours une exigence… Questions pour approfondir Comment considérons-nous nos droits ? Puissance ou possibilité ? Quelles sont les exigences du côté du droit qui apparaissent aujourd’hui dans notre société pour viser le bien commun ? Est-ce qu’elles génèrent de l’épuisement ou de l’énergie ? Du désengagement ou de la foi en la vie ? Un extrait de Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien », p. 114 Comme les invités au festin de la parabole Luc 14,15-24 nous sommes conviés à participer à quelque chose de plus grand que nous – et ce quelque chose » qui est en cours, attend notre implication généreuse pour grandir et se ramifier encore. 2e Axe les réseaux sociaux » versus l’émancipation de l’individu » Aujourd’hui, on peut s’interroger sur l’utilisation des nouvelles technologies et l’émancipation des individus, l’émancipation de leur humanité, de leur connaissance, de leur liberté qu’elles sont censées améliorer… La situation Il ne s’agit pas de s’opposer à ces nouvelles technologies. Internet, réseaux sociaux, intelligence artificielle… personne ne peut y échapper ! Ce serait un déni de la réalité. De plus, heureusement qu’elles sont là ! Exemples En transmettant rapidement les informations, elles nous aident à lutter contre certaines maladies. Elles nous aident à dénoncer rapidement et efficacement les violations des droits de l’homme Amnesty ou d’autres peuvent se mobiliser en faveur d’un homme menacé ou d’une cause. L’affaire Weinstein et les réseaux sociaux ont libéré la parole des femmes sur le harcèlement. Ils ont contribué à favoriser le droit des femmes à être respectées, à être protégées contre les prédateurs. Ces nouvelles technologies nous aident à organiser une mobilisation pour renverser une dictature elles ont bien servi lors des révolutions arabes. Et évidemment, au quotidien, elles nous aident à garder le contact avec des personnes éloignées… A l’inverse, nous pouvons questionner l’usage de ces nouvelles technologies si efficaces ». Favorisent-elles l’émancipation de l’individu quand on apprend que les analyses marketing nous poussent à ne fréquenter que ceux qui nous ressemblent, que ceux que l’on a envie de rencontrer, ceux qui pensent et vivent comme nous… Est-ce que Internet n’est pas en train d’associer l’universalité des liens avec l’indépendance complète des acteurs ? Est-ce compatible ? Ces nouvelles technologies favorisent-elles l’émancipation de l’individu quand elles nous poussent à consommer, quand elles créent en nous de la dépendance et non de l’autonomie ? Lorsque des grandes firmes contrôlent ces nouvelles technologies et ont le monopole » du marché, sont-elles encore respectueuses d’une politique de libre !!! » échange ? Lorsque ces grandes firmes nous mettent au cœur de la société par leurs réseaux sociaux, ne sommes-nous pas devenus les play-mobiles, les jouets de leur jeu, autrement dit… hors-jeu de la société ? De plus, ces nouvelles technologies ne respectent pas l’environnement. Leur fabrication nécessite une consommation exponentielle de métaux précieux au prix de la vie d’enfants ou d’adultes exposés à des substances nocives… D’ailleurs, 95 % des territoires où se logent ces matériaux précieux sont maintenant détenus par la Chine qui n’a pas la même notion que nous des droits de l’homme… Si ces nouvelles technologies nous permettent de communiquer avec ceux qui sont loin, respectent-elles pour autant à la fois les populations lointaines, et les impératifs écologiques ? Nous pouvons aussi parler de la gouvernance par les nombres… qui soumet les lois à un calcul d’utilité chiffré et qui structure désormais notre vision du monde déficit budgétaire, ratio d’endettement, taux de croissance sont devenus l’horizon privilégié du politique, fidèle au rêve de l’harmonie par le calcul » nous rappelle Alain Supiot, dans La gouvernance par les nombres, Paris, Fayard, 2015. Il n’y aurait plus d’orientations majeures prises par des gouvernements politiques mais simplement des mécanismes d’ajustement en fonction d’indicateurs qui déterminent par des algorithmes la marche à suivre. voir Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien, p. 8. On ne serait plus dans la démocratie mais dans l’algo-cratie, le pouvoir des algorithmes. Deux interrogations… Interrogation sur la possibilité délaborer une pensée avec ces nouvelles technologies… est-ce qu’elles nous aident à élaborer une intelligence collective ? Est-ce que les réseaux sociaux nous aident à penser, ou bien ne sont-ils que le reflet d’une émotion collective ? Avons-nous encore de véritables espaces publics, de véritables lieux pour penser, développer, argumenter une réflexion et la rendre ainsi acceptable par tous ? Avons-nous encore des espaces, non pour réagir immédiatement, mais pour agir en élaborant une pensée, pour prendre de la distance par rapport aux faits bruts que nous diffusent les médias ? Quels sont nos véritables espaces de médiation, d’élaboration, d’élargissement du regard, nécessaires à tout choix qui se voudrait raisonnable ? Interrogation aussi sur les sommes de données accessibles à tous… À croire qu’elles nous sont données pour qu’on n’ait plus besoin de choisir. Tout est donné, tout nous est calculé, tout est décidé ! Enfin, nous sommes libérés de la lourdeur de décider ! Quel bonheur, quel confort ! Plus besoin de décider… Ce progrès de l’accessibilité des données permet-il l’émancipation de l’homme ? Est-ce que la liberté de devoir toujours tout choisir sa religion, son sexe, ses enfants n’est pas trop lourde à supporter, d’où la mise en place de multiples calculs nous évitant ainsi de devoir choisir, décider… Avant, nous étions confrontés à lautomatisme de la tradition, de la culture. Tout était décidé à l’avance. Maintenant, avec les nouvelles technologies, on croit avoir dépassé ça… Mais, en fait, on se laisse guider, souvent inconsciemment, par l’automatisme des nouvelles technologies. Nous sommes passés de l’automatisme de la tradition à l’automatisme de la technologie. Celle-ci calcule et prend des décisions fondées sur des théories mathématiques de probabilité, de statistiques appliquées à la prévoyance sociale pour évaluer les risques… comme le font les assurances ou les banques…. Tout est calculé pour gagner de l’argent et du temps… au risque de décider de ne rien vivre… A croire que le quantitatif pourrait un jour remplacer le qualitatif… A croire que la joie se calcule… A croire que la tâche du dialogue collectif n’apporte aucune joie… A croire qu’il faut se libérer de ce qui pourrait faire toute notre humanité… Face à l’injonction ou l’illusion du décider tout seul », qui peut conduire à des réactions violentes, votes extrêmes ou autres, quels sont les espaces de prise de distance et d’élaboration collective pour exercer une liberté de choix qui soit informée, nourrie, mûrie par l’échange avec d’autres, qui fait prendre du recul et permet d’exercer notre raison ? Écoute de la Parole Actes 2,6 ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entendent parler dans sa langue maternelle ». Peu importe les moyens qu’on utilise…, Luc semble nous inviter à parler une langue maternelle. Avoir une langue maternelle, c’est peut-être avoir une langue de douceur, une langue qui donne naissance, une langue qui pourra faire naître de l’humanité… Avoir une langue maternelle, c’est peut-être avoir une langue qui tâtonne, qui frôle et qui va toucher presque » des vérités profondes en l’autre… sans les saisir, sans les abîmer. Avoir une langue maternelle, c’est peut-être avoir une langue qui donne à chacun la possibilité d’être là, parmi nous. C’est peut-être avoir une langue qui ne prend pas la parole, mais qui fait passer la parole, qui offre la parole. Avoir une langue maternelle, c’est peut-être parler en silence… un silence qui pourra accueillir toute foi, toute foi en la vie ; … c’est peut-être déposer un silence qui permettra aux personnes de retrouver au fond d’elles-mêmes la Parole qui les a faites… Questions pour approfondir Avec qui choisissons-nous de nous relier ? Qui nous relie ? Comment sommes-nous reliés ? Pourquoi nous relier ? Comment faire de la médiation ? Comment élaborer des choix ensemble ? Qu’est-ce que cette expérience de médiation fait naître en nous et autour de nous ? Un extrait de Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien », p. 76 Si la foi, tout comme la raison, se communique et cherche à se transmettre, elle a besoin de la médiation du langage, un langage qui se partage et évolue relativement » à ceux à qui l’on s’adresse. » 3e Axe Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe plus de 300 sortes de fromages ? » C’est le problème de la démocratie !! Tout le monde la réclame, mais personne ne sait vraiment comment la faire fonctionner… Comment gouverner 300 sortes de fromages ? Comment associer le chèvre chaud comme le corse !… avec un fromage froid comme le bleu d’Auvergne, avec au milieu de la cancoillotte dégoulinante, à croire qu’elle est multiculturelle ? On ne parlera pas du babybel sans goût ! La difficulté est de réintégrer les questions particulières dans un cadre d’ensemble, de les hiérarchiser, de les articuler, de définir des compromis acceptables entre des exigences contradictoires avec divers modes de décisions… Cela suppose un travail de remontée remonter à la source de ces questions. L’intérêt personnel ou l’intérêt de tous ? L’efficacité… ou la reconnaissance de chacun ? Une rentabilité sans justice ou une idéologie sans faisabilité ? Comment décider du collectif à partir de volontés particulières ? À l’âge pré-démocratique, il s’agissait de protester depuis la place publique et de laisser les gouvernants trouver les réponses au palais… Aujourd’hui, en démocratie, c’est le pouvoir du peuple, on fait peuple quand on est à la fois du côté de la protestation, à la fois du côté de la décision au nom du peuple tout entier. Agir au nom du peuple, c’est agir au nom de tous et de chacun… Pas seulement de tous, de la majorité, sinon on détruit le chacun, certaine minorité… Et pas seulement au nom de chacun, sinon c’est la loi de la jungle. Comment alors gouverner ? Observons… Premier moyen uniquement par le gouvernement en place, par l’exécutif… Or, pour gouverner, il faut le trépied pouvoir/autorité/force militaire et économique. Hollande avait le pouvoir, mais pas d’autorité. Le Pape François a de l’autorité mais pas de force militaire ou économique… Deuxième moyen pour gouverner… les experts… qui ont les données et peuvent tout calculer… Or, le réel ne se limite pas aux chiffres. On ne gouverne pas un pays comme une entreprise. Un pays a une culture, une tradition, des mœurs… le réel est plus complexe que des chiffres. Un pays a une histoire, un sens… or, le sens n’est jamais prédéterminé, calculable à l’avance. Le sens, l’orientation sont décidés et pas seulement calculés. La cohérence logique qui peut se calculer ne peut remplacer la cohérence narrative qui se veut sensée. Le sens de tous et de chacun dépasse les calculs. Comme la dignité de l’homme, elle n’a pas à être justifiée. L’homme n’est pas un moyen mais une fin en soi. Troisième moyen par la rue, les syndicats… Or, la démocratie c’est le pouvoir du peuple. Ce n’est ni le pouvoir de la rue, ni le pouvoir de la majorité. Victor Hugo disait souvent la foule trahit le peuple ». Tocqueville, qui admirait la démocratie, le meilleur régime, nous avertissait en se méfiant de la tyrannie de la majorité. La majorité ne respecte pas forcément les minorités. Cependant, et heureusement, la société a le droit de se faire entendre ! Nous sommes dans un État de droit ! On a la liberté d’expression ! Mais les individus sont tellement isolés les uns des autres… comment les entendre ? Quatrième moyen la participation politique locale. Dans des collectifs, des conseils de quartiers, des instances de médiation, ces lieux de participation prennent de l’ampleur et permettent une élaboration plus collective de réflexions. Il s’agit d’élaborer un point de vue général et non individuel. C’est un niveau intermédiaire entre le gouvernement et chaque individu. La politique ne se joue pas qu’au niveau national. Elle se bâtit aussi au plus petit niveau, sur des questions qui ne sont pas forcément dans le débat public. Pourtant ces questions influencent les votes… Les votes extrémistes s’arriment à des frustrations d’habitants qui se retrouvent seuls dans une situation difficile ex pannes d’ascenseur, présence de jeunes dans les halls perçue comme menaçante, voitures brûlées…. Le décalage avec les discours politiques tenus par une catégorie de population qui n’imagine pas ce qu’ils vivent au quotidien leur fait violence. Mais les modalités de cette participation sont difficiles à trouver, pour qu’elle soit réelle et non alibi ». Par conséquent, on peut s’interroger comment contribuer politiquement à l’élaboration de l’intérêt général ? Faut-il faire pression sur nos élus ? Faut-il pousser les législateurs à produire des lois finalement inapplicables ? Confier les décisions aux experts ? Faire que les citoyens deviennent experts ? Y a-t-il d’autres moyens d’élaborer des lois et faire mûrir les orientations à prendre ? Écoute de la Parole Marc 10, 32-45 Jacques et Jean demandent à Jésus d’occuper des places de pouvoir, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche… il est bien question de pouvoir… ! Mais alors qu’on imaginerait bien et qu’on aimerait bien peut-être ! que Jésus les remette à leur place, il prend au sérieux leur demande, sans la disqualifier. Pour Jésus, il n’est jamais question de défaite quand les choses ne coïncident pas vraiment. Jésus commence par les écouter vraiment. Il n’entend pas seulement leur désir de pouvoir. Il entend bien plus… Il entend ce qu’il y derrière leur cœur… il va entendre leur désir de proximité. Il prend au sérieux leur demande. Et à ce moment-là, le temps s’accomplit, un kairos » s’accomplit. Le temps accompli, c’est un temps où rien est fini, où tout peut commencer, où tout peut recommencer, tout peut être traversé. À partir de cette écoute, Jésus ne va pas leur attribuer une place… une place à droite ou une place à gauche… Au contraire, il va les déplacer… À partir d’une demande qui paraît être du ressort de l’individuel ce que leur reprochent bien les autres disciples !, Jésus va les tirer vers autre chose, vers la coupe pour la multitude. Il les interroge pouvez-vous boire à cette coupe ? Il leur fait confiance oui, vous le pouvez. Jésus croit en eux. Il croit que quelque chose de bon en eux pourra advenir. Jésus a foi en la vie. Il a foi en une évolution, en une création patiente et collective. De même pour les dix autres disciples qui se mirent à s’indigner, en sentant cette injustice qui leur est faite. De l’impossible est en eux, de l’impossible les envahit. Quelque chose ne passe pas ! Et pourtant… Jésus fait une brèche dans cette indignation, dans leur impossible. Celui qui veut grandir parmi vous sera votre serviteur ». Jésus fait une brèche. Jésus se fait proche de nous pour faire naître du possible quand les choses nous paraissent impossibles. Questions pour approfondir Quels sont nos lieux de discussion, nos espaces publics pour dialoguer ? Avec qui ? Sont-ils des lieux de confrontation d’intérêts ? ou des lieux de vérité, des moments d’accomplissement, des moments favorables à l’ouverture ? Comment l’Évangile retourne-t-il mon regard ? Comment l’Évangile m’aide-t-il à voir du possible dans ce qui semble impossible, une brèche dans ce qui semble définitivement fermé ? Un extrait de Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien », p. 93 Ce défi requiert d’inventer de nouvelles façons de vivre en commun, susceptibles de dépasser, sans pour autant nier, les différences d’appartenances et de convictions qui caractérisent notre société plurielle aussi semble-t-il essentiel, pour y parvenir, d’enrayer la spirale d’accélération dans laquelle nous sommes pris, afin de nous dégager plus d’espace et de temps pour réfléchir à ce que nous voulons réellement faire ensemble, et commencer à le mettre en œuvre » 4e Axe Les périphéries » versus les centres de décisions » Nous choisissons ce thème car certains se sentent abandonnés. Les élections récentes au suffrage universel nous l’ont bien montré. Le FN n’est pas passé. Faut-il pour autant tourner la page ? La difficulté La fracture n’oppose plus la gauche à la droite ou les urbains aux ruraux. La fracture oppose une France d’en haut où tout peut se décider… et une France d’en bas qui n’a pas le choix, qui vit comme elle peut, là où elle peut. Il y a une France où il est encore possible de choisir son lieu de vie, son emploi, ses loisirs, ses modes d’informations. Et il y a une France d’en bas, contrainte de vivre là où on lui a enfin attribué un logement, contrainte d’accepter un travail peu valorisant, loin de chez elle, à des horaires pas faciles pour vivre en famille et où les enfants n’ont évidemment pas le choix de leurs filières scolaires. Pour les ouvriers, employés, la mondialisation est bien souvent perçue comme une menace. Pour les cadres, la mondialisation est bien souvent perçue comme une opportunité… Pour certains, la France doit s’ouvrir au monde ! Pour d’autres, elle doit s’en protéger !!! Que faire quand on voit à la fois des classes dominantes croire à la pertinence du modèle économique et social mondialisé, mais aussi des classes rester à l’écart de toutes ces zones d’emplois actives, répondant au marché mondial, ayant leur place au sein de la mondialisation ? Que faire quand on voit que la mondialisation fonctionne bien ! Les 2/3 du PIB sont produits dans les grandes villes. Comment ne pas bénir la mondialisation économique et son ouverture aux frontières ? Les grandes villes se spécialisent de plus en plus dans les secteurs économiques les mieux intégrés à l’économie mondiale. Elles gagnent alors un contenu décisionnel de plus en plus élevé. Cela génère le plus souvent l’emploi de personnes très qualifiées, mais aussi de nombreux espaces d’inégalités. On a beaucoup valorisé l’idée de créer sa propre entreprise ou avoir le statut d’auto-entrepreneur… Souvent, ce sont des personnes au chômage de longue durée qui s’y sont résolues. Maîtrisant un savoir-faire, elles doivent aussi assurer la gestion administrative, la prospection commerciale, la relation clientèle, sans en avoir l’habitude, ni les compétences. Elles sont de fait fragilisées puisqu’on leur demande beaucoup plus qu’aux autres. Mais la réussite de quelques-uns, très médiatisée, laisse penser que si on veut, on peut » et accrédite l’idée que si les pauvres ne s’en sortent pas, c’est leur responsabilité… De plus, les banlieues ont changé de fonction. Hier dévolus à l’accueil des salariés et d’ouvriers intégrés à l’économie locale, ces espaces sont devenus des quartiers de logements sociaux où vivent de nombreuses personnes sans emploi ou en emploi très fragmenté temps partiel, occasionnel, aléatoire. Certains sont donc devenus de fait » hors société alors qu’ils font partie de notre société …! La question n’est donc pas de savoir si le modèle de la centralité, où tout se décide, est pertinent économiquement ou non. La question est de savoir si ce modèle de la centralité fait ou non société. Comment trouver un terrain d’entente entre les catégories populaires qui supportent le poids du chômage, la précarité sociale, et celles qui au contraire, ont très bien trouvé leur place dans ce nouveau mode de vie mondialisé ? Est-ce que le rôle de la France d’en haut doit se limiter à redistribuer un minimum de ressources vers des territoires condamnés, vers les populations inutiles… Pardon… vues » comme inutiles ? De même sur le plan culturel, l’ouverture à l’autre… Les couches supérieures sont celles qui sont les plus ouvertes sur la question de l’immigration. Cela n’est pas surprenant puisque ces catégories sont celles qui ont les moyens financiers de mettre une frontière avec l’autre, celles qui peuvent réaliser des choix résidentiels et scolaires qui leur permettent d’échapper au vivre ensemble Véritablement !!!! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles valorisent l’enrichissement dû à la rencontre de l’autre stages à l’étranger de leurs enfants étudiants ou vacances découvertes passionnantes!. Ces couches supérieures sont certainement capables de théoriser la complexité du rapport à l’autre…Mais la question, quant à l’accueil des réfugiés, n’est-elle pas de le vivre ? À l’inverse, les catégories populaires vivent déjà depuis longtemps le rapport à l’autre dans le quotidien et sentent très bien qu’il est ambivalent… Il peut être fraternel comme il peut être conflictuel… On peut être raciste le matin et fraternel l’après-midi au bistro. Le rapport à l’autre est d’autant plus difficile qu’il apparaît comme une menace Ils vont prendre nos emplois, nos logements… ». L’arrivée de l’autre est d’autant plus menaçante quand on se sent en minorité… Alors quand on a les moyens de l’évitement scolaire, résidentiel…, peut-on accuser, ceux qui n’ont pas les moyens, de repli, de fermeture ? Dans ce monde de l’hyper-mobilité, de l’hyper-flexibilité, qui exige de suivre les emplois où ils se trouvent, comment entendre ceux qui n’ont pas assez d’autres sécurités pour quitter maison et environnements sociaux et familiaux stabilisants ? Saurons-nous plutôt traduire tous ces ressentiments et ces cris d’injustice, non pas en idéologie violente, mais en volonté politique, en demande de justice ? Saurons-nous apprendre à décider ensemble avec les talents de tous et de chacun, et comme le dit Etienne Grieu, sans réduire l’espace du débat à ceux qui savent défendre leur point de vue » ? Écoute de la Parole Marc 4, 35 Jésus leur dit passons sur l’autre rive » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque où il se trouvait et il y avait d’autres barques avec lui. » Jésus passe sur l’autre rive, il va traverser les tourbillons de vent, apaiser les révoltes, libérer ceux qui se sentent prisonniers, rejoindre les lieux où la vie ne semble plus être là. Comme le dit saint Paul, il va aller faire exister ce qui n’existe pas encore ». Peut-être qu’il nous appelle à être proches des bontés infinies qui semblent malheureusement éteintes. Elles sont souvent éteintes car nous avons les yeux fermés. Elles ne sont pas écoutées souvent parce que non calculables… Partir à l’écoute de ce qui fait l’authenticité des gens c’est aller à la rencontre de l’autre, c’est partager ce que chacun, l’un et l’autre, vit, sait, et espère. Certes, partir c’est se livrer à l’inconnu, à l’imprévu… mais surtout à l’infinité des possibles. Passer sur l’autre rive, s’ouvrir à l’autre, c’est se laisser bousculer par toute l’étrangeté de l’autre, celle qu’on n’a pas choisie, celle dont on n’a pas du tout envie. L’ouverture à l’autre n’est jamais une donnée spontanée, naturelle, comme désirer une place au soleil. L’ouverture à autrui ne relève pas de l’élémentaire, mais de l’humanité, d’une humanité encore et toujours à créer, si nous la voulons… comme notre Père. Passer sur l’autre rive, c’est aussi un appel à faire alliance. L’alliance dans la bible est un principe de vie. C’est la non possibilité d’indifférence » … on ne peut pas être chrétien par politesse. Cette alliance, cette non possibilité d’indifférence » est principe de vie, principe d’humanité. Car l’humanité ne se trouve ni chez l’un, ni chez l’autre, mais bien entre » les uns et les autres. L’humanité n’appartient à personne. Elle n’est pas l’ un », mais le commun », l’ un à plusieurs ». Questions pour approfondir Périphérie, centralité comment nous situons-nous ? Comment sommes-nous pris dans ce mouvement ? Percevons-nous la clameur des gens à la périphérie ? Que nous révèle-t-elle de leur authenticité et de notre commune humanité ? À son écoute, y trouvons-nous un appel à faire peuple » de manière innovante ? Un extrait de Grieu, Projet, février 2015 Redonner leur place aux oubliés, l’expérience de Diaconia Au total, ce souci prioritaire des membres oubliés redonne vigueur au jeu démocratique. Il le rouvre contre la tentation – constante – de réduire l’espace du débat à ceux qui savent défendre leur point de vue. Il le conforte, parce que celui-ci ne peut que gagner à voir davantage d’acteurs entrer dans le jeu. » Un extrait de Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien », p. 103 le scandale du Dieu crucifié continue d’avoir lieu dans l’indifférence quasi générale que suscitent la clameur des plus pauvres et celle de ces êtres vivants qui atteignent chaque jour silencieusement les rives de l’extinction. »
comment réagir face à une injustice bible